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L’homoparentalité chez les drag-queens d’après l’histoire de Coco Martiny

Il est vrai qu’il est peu commun chez les drag-queens d’avoir des enfants. Or, l’homoparentalité adopte différente forme et cela ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’histoires chez les drag-queens. Afin d’aborder la question tout en demeurant dans le créneau de mon blogue, j’ai eu la chance de m’entretenir avec Coco Martiny, l’un des rares exemples d’homoparentalité chez les drags. Elle a gentiement accepté de se dévoiler sur sa situation familiale ainsi que son parcours, relativement à son rôle de père homosexuel, avec franchise et ouverture. Son histoire lui appartient et ne reflète évidemment pas tous les scénarios, mais demeure un regard intéressant afin de survoler cette réalité. Je vous invite à entrer dans l’intimité de Coco et de vous laisser inspirer par son histoire.

Coco est originaire de Québec. C’est là-bas qu’elle y a fait la rencontre de celle qui allait devenir la mère de ses deux enfants, aujourd’hui âgés de 26 et 28 ans. Au terme de leur relation, Coco a eu besoin de quelques années de recul avant d’avouer son homosexualité. Ce n’est toutefois pas son orientation sexuelle qui était en cause dans la rupture avec son ex-conjointe. C’est après avoir fait la rencontre d’un costumier que l’éveil à sa sexualité s’est fait et de sucroît, son intérêt pour l’univers des drag-queens.

En effet, le costumier dont elle a fait la rencontre employait des gens dans son atelier qui, pour la plupart, pratiquaient le métier de drag-queen en marge de leur occupation principale. C’est à force de côtoyer ces employés que l’intérêt pour la drag s’est dévelopé chez Coco. Cela  s’est malheureusement fait au détriment de son couple puisque son conjoint se voyait dans une relation avec ce qu’il qualifiait de « vrai gars. » Coco est demeuré à l’écoute de ses pulsions. Elle a donc choisi la voie du monde de la nuit.

Son immersion s’est amorcée où trône actuellement le bar le St-Matthew’s avant de se transporter au bar le Drague. Sa carrière à Québc se sera échelonnée sur un peu plus de 10 ans avant de la mener vers Montréal depuis les 7 dernières annés. C’est ici qu’elle fit la rencontre de son conjoint actuel avec qui elle forme un tandem du tonnerre. Étant designer de mode, il permet à Coco de pouvoir développer son personnage en l’aidant à la garder au goût du jour sans toutefois trahir l’esprit du personnage.

Si on fait un calcul rapide, Coco est devenu drag-queen après la naissance de ses enfants. Depuis sa rupture avec son ex-conjointe, Coco voyait ses enfants une semaine sur deux. Le fait de ne pas avoir la garde de ses enfants à temps plein lui a permis d’accorder davantage de place à Coco dans sa vie. Coco est d’avis que les choses n’auraient sans doute pas été différentes si elle avait eu ses enfants à temps complet sinon peut-être une plus grande ouverture. Avant son coming out, et même l’annonce qu’elle était drag-queen, Coco a toujours tenu à ce que ses enfants soient ouverts. En ce sens, elle les a déjà emmené à un défilé de la Fierté. C’était sans doute également une façon de les protéger du conservatisme de sa mère de qui son fils n’a pas pu être épargné. Malgré tout, en bas âge, le fils de Coco s’est amusé à imiter son père.

Néanmoins, l’ouverture dans la famille provient davantage de la fille de Coco. Même si l’un et l’autre sont allé la voir en spectacle, le fils de Coco n’a pas cherché à renouveler l’expérience alors que sa fille continue de l’encourager à chacun de ses passages à Québec. La fille de Coco valorise la hobbie de son père. Elle le respecte dans ses intérêts artistiques. À l’époque, les spectacles étaient filmés. Coco a donc pu se servir de ce matériel pour le montrer à ses enfants avant qu’ils ne viennent la voir pour la première fois. Coco se définit comme un livre ouvert. En ce sens, ce premier pas était nécessaire et allait de soi. Elle leur a même déjà ouvert les portes de sa loge afin que ses enfants soient témoins du processus qui transformait leur père en Coco. Malgré l’amour que Coco porte à ses enfants, jamais ils ne seront en cause dans la fin de sa carrière. Elle reconnaît qu’ils ont chacun leur vie et vice versa. Ils ne sont plus à l’âge d’avoir une telle incidence sur la suite des choses.

Depuis ses débuts il y a près de 20 ans, Coco aura su amalgamer les multiples facettes de sa vie tout en résistant à l’emprise que cherchaient à avoir son ex-conjointe par l’intermédiaire de ses enfants sur ses choix de vie. La fierté qu’elle éprouve pour ses enfants aura teinté son animation en mettant de l’avant son rôle de père, ce qui est plutôt unique. Je ne peux qu’être reconnaissant envers Coco Martiny pour son chaleureux témoignage. En espérant que ce portrait sache être inspirant.

Il est vrai qu'il est peu commun chez les drag-queens d'avoir des enfants. Or, l'homoparentalité adopte différente forme et cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas d'histoires chez les drag-queens. Afin d'aborder la question tout en demeurant dans le créneau de mon blogue, j'ai eu la chance de m'entretenir avec Coco Martiny, l'un des… Lire la suite L’homoparentalité chez les drag-queens d’après l’histoire de Coco Martiny

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La représentativité des drags sur internet

Outre certains médias spécialisés sur les activités LGBTQ+, rares sont ceux qui ont mis de l’avant la communauté des drags au Québec si ce n’est que lors de Fierté ou d’événements de grande envergure tels que le spectacle Mado’s got talent lors du festival Juste pour rire par exemple. Heureusement, l’année 2017 aura été particulièrement riche et aura permis de faire rayonner les drags au-delà des frontières du village gai de Montréal. La docu-réalité Ils de jours, elle de nuit relayé sur ICI ARTV, la participation de Barbada à l’Heure du conte à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, les 30 ans de carrière de Mado Lamotte et la première édition du Fierté Canada Montréal auront été tant de circonstances pour attirer le regard d’autres médias. Toutefois, si l’on fait abstraction de tout ce qui été énoncé précédemment, la représentativité des drags sur internet demeure médiocre. Comme tel, il n’existe que très peu d’articles consacrés aux drags. J’ai voulu approfondir cette question avec Michael David Miller, bibliothécaire en littérature française et études LGBTQ+ à la bibliothèque de l’Université McGill ainsi que responsable des soirées contributives à Wikipédia, un événement mensuel organisé à la Bibliothèque à livres ouverts du centre communautaire LGBTQ+ de Montréal.

Afin d’illustrer le propos, mettons-nous dans la peau d’une personne, étrangère à l’univers des drags, qui par un soir d’été, décide de prendre une marche dans le village. Cette personne aboutit par hasard au bar le Cocktail, attirée par la splendeur de sa terrasse. Le soir venu, elle remarque qu’il se trame quelque chose à l’intérieur. Elle entre par curiosité puis tombe sur un spectacle de drag-queens. Happée par ce qu’elle voit, la personne retient le nom de l’une des artistes. Une fois à la maison, le personne fait une recherche rapide sur internet afin d’en apprendre davantage sur la dite drag-queen. Constat: elle ne trouve rien si ce n’est que la page Facebook et le compte Instagram de cette dernière.

Michael a décidé de mettre sur pied les soirées contributives à Wikipédia après s’être aperçu de l’absence d’informations sur les pages francophones de Wikipédia au sujet d’événements, de personnalités, de lieux et de faits historiques relatifs à la communauté LGBTQ+. Son initiative est née à la suite d’une activité similaire dans le cadre de Wikimania, un événement lors duquel une douzaine de personnes ont contribué à la rédaction d’un article sur les 30 ans de carrière de Mado. Après autant d’année dans le métier, un cabaret à son nom et une statut de cire à son effigie au Musée Grévin, il n’y avait encore rien d’exhaustif sur Wikipédia pour témoigner de celle que l’on surnomme la « reine des nuits de Montréal ». Suite à cela, il s’est donné pour mandat d’enrichir l’offre grâce à la collaboration des gens du public qui ont le même soucis face à notre mémoire collective. Cette réalité est d’autant plus vraie en ce qui concerne les drag-queens lorsqu’on sait que d’autres grands noms du monde de la nuit du village gai de Montréal tels que Madame Simone, Tante Gaby ou encore Sheena Hershey n’ont guère de page. Il devient donc difficile pour notre communauté de porter un regard lucide sur l’avenir si une part de notre passé ne figure pas là où l’information est le plus accessible.

Michael soulève toutefois la problématique qu’impose Wikipédia avec l’obligation de citer des sources secondaires. Comme on parle très peu des drag-queens dans nos médias, cela amplifie le défi quand vient le temps de créer une page. Grâce aux événements énumérés en introduction survenus en 2017 qui ont grandement contribués à la visibilité des drag-queens, il sera possible d’alimenter certaines pages, notamment pour Rita Baga et Barbada, qui ont joui d’une couverture médiatique suffisante au cours de la dernière année, afin de rédiger des articles sur elles. Michael soulève le fait que, contrairement aux drag-queens du reste du Canada, nos drag-queens locales ont la chance d’avoir une culture qui leur est propre puisqu’elles ne sont pas en compétition avec les drag-queens de RuPaul’s drag race. L’émission a certainement été un tremplin pour le milieu, il y aura sans doute toujours des comparaisons, mais il demeura toujours un avantage pour nos drags d’ici.

On dénonce souvent les deux solitudes qui subsistent à Montréal. Malheureusement, elles sont aussi présentes sur Wikipédia. En effet, les pages anglophones orientées vers les réalités LGBTQ+ sont plus nourries que celles francophones. Il faut arriver à un certain équilibre en s’assurant d’une traduction systématique à chaque nouvelle parution, qu’elle soit dans la langue de Molière ou de Shakespeare. En s’y mettant tous, on arrivera sans doute à changer la mauvaise perception que les gens se font de notre communauté. De plus, si on continue à soutenir nos médias locaux LGBTQ+, si on met en lumière ce qui est plus dans l’ombre, si on encourage notre communauté locale et qu’on accepte le fait que nous sommes tous des joueurs de notre communauté, nous arriverons à notre objectif. L’initiative de Michael de transiger cette initiative par Wikipédia fait écho bien plus largement. Ultimement, en ce qui touche les drag-queens, c’est d’arriver à ce qu’on les reconnaisse au-delà des clichés auxquels elles sont prisonnières malgré elles mais qui, grâce à des initiatives spontanées ici et là, tendent à changer.

Si vous avez envie de vous impliquer auprès des soirées contributives à Wikipédia, joignez-vous à Michael et les autres lors des deux prochaines séances qui se tiendront les mercredi 11 avril et 23 mai à la Bibliothèque à livres ouverts au centre communautaire LGBTQ+ de Montréal. N’hésitez pas à soulever la problématique de la représentativité de notre communauté sur internet et de partager cet article.

Outre certains médias spécialisés sur les activités LGBTQ+, rares sont ceux qui ont mis de l'avant la communauté des drags au Québec si ce n'est que lors de Fierté ou d'événements de grande envergure tels que le spectacle Mado's got talent lors du festival Juste pour rire par exemple. Heureusement, l'année 2017 aura été particulièrement… Lire la suite La représentativité des drags sur internet

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Série |Les coulisses du spectacle d’Aladdin avec Kelly Torrieli

À l’aube de ses 12 ans de carrière, Kelly Torrieli a voulu se mettre au défi en mettant sur pied un spectacle d’envergure. En effet, Kelly proposera jeudi le 27 septembre prochain un spectacle articulé autour d’Aladdin, un amalgame entre le premier film des studios Disney et le musical présenté sur Broadway. Les chansons seront tirées du musical alors que les répliques le seront du film. Le tout sera couronné d’un heureux mélange des personnages afin de maximiser le nombre d’artistes qui pourront s’investir dans le spectacle. Ce projet, Kelly le chapeaute aux côtés de la grande manitou Marla Deer. J’aurai le loisir de suivre pour vous les coulisses de cet événement. Dans ce premier article, il s’agit essentiellement de mettre en perspective la genèse du projet et où elles en sont rendu à ce stade-ci.

Le projet a dérivé de l’intention de Kelly d’offrir un numéro sur la chanson Friend like me dans le cadre du spectacle extérieur Illusion que présente Michel Dorion à chaque été lors de Fierté.  Kelly a découvert cette chanson après être tombé par hasard sur le musical d’Aladdin. Ce fut un coup de foudre instantanné. Après en avoir discuté avec Marla, Kelly s’est aperçu qu’il y avait davantage de potentiel autour de cette chanson qu’un simple numéro. C’est alors que Marla a encouragé Kelly à se lancer dans la mise sur pied d’un spectacle complet sur Aladdin. N’étant pas étrangère à l’implication de Marla lorsque vient le temps de développer des spectacles à concepts tels que les lectures publiques du coeur a ses raisons, le spectacle sur l’univers de Disney ou encore une soirée thématique Americam horror story, Kelly a jugé bon de réquisitionner l’aide de Marla pour ce projet.

Parmi ses idées de grandeur, Kelly a tenu à faire un casting sauvage afin de recruter ses  acteurs principaux. À l’issu de ces auditions, ce sont Bobépine et Petula Claque qui ont respectivement obtenus les rôles d’Aladdin et de Jasmine. Avant que le processus de sélction ne soit officiellement enclenché, Kelly et Marla avaient certaines personnes en tête. Elles ont été agréablement surprises par ceux et celles qui ont auditionnés. Pour sa part, Kelly s’est accordé le rôle du Génie. Une part importante du défi que représente le spectacle pour Kelly réside en ce personnage. Elle cherchait à se challanger. Elle a toujours eu un intérêt marqué pour le personnage ainsi que pour son interprète, le regretté Robin Williams. La charge de travail pour aller chercher toutes les nuances de ce coloré personnage s’annonce colossale, mais la détermination est au rendez-vous. Parmi les autres personnalités qui seront de la distribution, on sait jusqu’à maintenant qu’il y aura Tracy Trash (Jafar), Marla Deer (Yago), Anaconda La Sabrosa (le sultant) ainsi que Mamma Denise, Krystela Fame et Darleen qui incarneront les meilleurs amis d’Aladdin d’après le musical.

Kelly savait partinemment qu’il lui était impossible de trouver un casting complet de la bonne nationalité. Elle a donc ouvert les rôles à tous. Elle ne veut pas que son projet soit perçu commme de l’appropriation culturelle, mais bien comme une célébration de cette culture. Elle veut que le public ait à l’esprit son coeur d’enfant, qu’il soit ennivré par l’univers, les personnages et les chansons. La crainte est là, mais Kelly est persuadée que le public adhèrera à sa proposition. En faisant équipe avec Marla, elle sait qu’elle est entre de bonnes mains. Elle perçoit son spectacle comme l’un des plus grands projets jamais présentés au Cabaret Mado. L’ambition y est, il reste à voir comment le tout se dévelopera au fil des mois. Heureusement, j’y serai pour décortiquer tous les aspects de ce projet. La série d’articles sera l’occasion de découvrir toutes les subtilités du milieu des drags à travers un projet rassembleur. J’ai bien hâte de vous faire découvrir comment se déclinera ces articles.

Je lève d’entrée de jeu mon chapeau à Kelly qui, en plus de ce spectacle, présentera son spectacle Sorry not sorry sur Demi Lovato au Cabaret Mado le jeudi 15 mars prochain en plus de prendre part à la saison All star de Drag-moi.

À l'aube de ses 12 ans de carrière, Kelly Torrieli a voulu se mettre au défi en mettant sur pied un spectacle d'envergure. En effet, Kelly proposera jeudi le 27 septembre prochain un spectacle articulé autour d'Aladdin, un amalgame entre le premier film des studios Disney et le musical présenté sur Broadway. Les chansons seront… Lire la suite Série |Les coulisses du spectacle d’Aladdin avec Kelly Torrieli

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Série | L’ouverture aux drag-queens hors de la communauté LGBTQ+: L’implication sociale de Barbada

Plusieurs drag-queens ont eu l’occasion de faire rayonner leur art hors de la communauté LGBTQ+ dans la dernière année. La série documentaire Ils de jour, elles de nuit que diffusait Ici ARTV l’hiver dernier a été un facteur déterminant dans ce rayonnement. La série a d’ailleurs permis au milieu des drags de connaître son année la plus riche en terme de couverture médiatique. Barbada, qui était l’une des têtes d’affiche du documentaire, a su tirer davantage son épingle du jeu en étant notamment DJ au lancement du livre du youtuber PL Cloutier et en ayant pris part à l’Heure du conte à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ). C’est d’ailleurs sur la participation de Barbada à ces deux événements qu’il sera question dans cette article, faisant ainsi suite à l’article précédent de cette série qui avait été développé autour de la série Ils de jour, elles de nuit avec son réalisateur Frederic Gieling.

PL Cloutier avait déjà convié Barbada à deux reprises sur sa chaîne : une première fois à l’occasion de Fierté 2016 où Barbada avait pour mandat de transformer PL en drag-queen ainsi que dans le cadre des 12 jours de Noël de la même année où les deux artistes se sont livré à une soirée de raccompagnements pour Nez rouge en collaboration avec Telus. Dans ce contexte, il devenait tout à fait logique que PL demande à Barbada d’agir à titre de DJ lors de son lancement. Le livre de PL Cloutier, Toute va ben été, a été officiellement lancé le 7 novembre dernier au Musée Grévin à Montréal. Il n’est pas sans rappeler que le public de PL est majoritairement adolescent. La présence de Barbada aurait pu déranger. Hors, c’est tout le contraire qui s’est produit. Barbada avait déjà conquis le public de PL grâce à ses participations à différentes vidéos. Sa dernière participation lors des 12 jours de Noël avait suscité plusieurs réactions, plus que pour d’autres personnalités telles que Ricardo qui prenaient également part à cette série de vidéos. L’engouement avait fait l’objet d’un précédent article au début de l’année. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agissait dans le cas présent d’un premier bain de foule pour Barbada avec le public de PL Cloutier. Les réactions auraient pu être toutes autres. Comme le souligne si bien Barbada, il s’agissait d’un public «gagné d’avance » dans l’optique où, du moment où tu suis PL sur Youtube, tu sais à quoi t’attendre. Barbadait n’est qu’un prolongement du message d’ouverture et de tolérance que tente d’implanter PL sur sa chaîne. Il va de soit que Barbada a du adapter son animation (pour le peu qu’elle a eu à faire) par rapport à l’âge du public. Toutefois, la vedette ce soir-là, c’était PL. Outre quelques photos et la lecture de passages du livre après avoir inhalé de l’hélium, Barbada n’a pas été davantage sous les projecteurs. Il faut néanmoins saluer l’ouverture de cette génération qui permettent à des artistes tels que PL Cloutier et Barbada de vivre des moments comme celui-ci.

Dans un contexte différent, mais non loin de celui qui fut évoqué précédemment, Barbada a eu la chance de prendre part à l’Heure du conte. Qu’est-ce que cet événement? L’initiative est né en 2016 lors de la Journée des enfants dans le cadre de Fierté. La journée, entièrement dédiée aux enfants, propose une panoplie d’activités. Parmi ces activités, il y avait un kiosque de lecture. C’est à ce kiosque que la première édition de l’Heure du conte avait eu lieu. En fait, les jeunes s’y rendaient sur leur propre temps pour y faire de la lecture personnelle. Occasionnellement dans la journée, certains invités prenaient la parole afin de faire la lecture d’un passage devant les enfants présents au kiosque. Cette année, grâce à l’initiative de Michael David Miller, Barbada a réussi à se greffer à l’Heure du conte telle que chapeauté par la BAnQ . Il faut souligner que le contexte entre une activités orchestrée par Fierté et une activité officielle de la BAnQ est bien différent. Le fait que Barbada soit enseignante au primaire dans sa vie tous les jours à fortement joué en sa faveur en lui accordant une crédibilité auprès de l’institution gouvernementale. Les réactions à la présence de Barbada à cette activité ont été beaucoup plus vives suite à l’annonce qui fut relayée dans les médias dont le Journal de Montréal, que ce qui fut le jour venu. La moyenne observée pour cette activité normalement oscille entre 10 et 20 personnes. Hors, la présence de Barbada a rallier 107 personnes dont quelques personnalités publiques telles que Vincent Bolduc et Marc-André Grondin. Le succès fut tel que Barbada récidivera non seulement à la BAnQ le 03 mars prochain, mais également à la Bibliothèque de Frontenac le 22 janvier 2018 ainsi qu’à la bibliothèque Langelier.

Ces multiples présences hors de la communauté LGBTQ+ tend a accorder une crédibilité à la drag-queen comme n’importe quel autre métier. Lorsqu’on prend le temps de s’y intéresser véritablement, on constate à quel point leur travail va bien au-delà du monde de la nuit. Il touche la populations dans différentes sphères, de tous les milieux et de tous les âges. Ce que Barbada a accompli dans les dernière année démontre un pas de géant dans la bonne direction. Ces deux événements ne témoignent que d’un petit échantillonnage si l’on considère la présence de plus en plus soutenue de drag-queens dans des cabarets hors des grands centres ainsi que l’animation par celles-ci de corporatives, partys de bureau et mariages. Continuons de regarder vers l’avant. C’est avec de telles initiatives que je suis fier de soutenir le milieu des drag-queens par l’intermédiaire de ce blogue.

Pour connaître toute l’actualité sur Barbada, visitez son site web

Plusieurs drag-queens ont eu l’occasion de faire rayonner leur art hors de la communauté LGBTQ+ dans la dernière année. La série documentaire Ils de jour, elles de nuit que diffusait Ici ARTV l’hiver dernier a été un facteur déterminant dans ce rayonnement. La série a d’ailleurs permis au milieu des drags de connaître son année… Lire la suite Série | L’ouverture aux drag-queens hors de la communauté LGBTQ+: L’implication sociale de Barbada

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Drag-moi: l’héritage

La populaire soirée Drag-moi, propulsée par Marla Deer, a repris du service pour une 8ème édition le 20 septembre dernier. Après deux semaines intenses d’auditions durant lesquelles une vingtaine de recrues ont tenté leur chance, le choix des juges s’est finalement arrêté sur les 9 candidats qui prendront part à l’aventure. Marla a réussi l’exploit de faire perdurer son concept dans le temps en le renouvelant à chaque nouvelle saison. Si au départ elle avait « casté » ses premières concurrentes par souci d’attirer du public en offrant un minimum de calibre, les choses ont grandement changées depuis avec un nombre incroyable de volotainres, prêts à venir affronter les juges en audition. À noter également que cette année, heurtée par le talent brute des drags en audition, Marla s’est laissé tenter de prendre une participante supplémentaire pour la présente saison. Ce qui frappe lorsqu’on compare Drag-moi entre ses débuts et maintenant est toute la notion d’école. En effet, les candidats qui se présentent aux auditions maintenant sont beaucoup plus prêts qu’ils ne l’étaient lors de la 2ème édition. Afin d’illustrer le parcours de cette compétition au fil des ans, j’ai décidé de vous offrir un dossier hebdomadaire où, à chaque semaine, une drag ayant pris part à l’une ou l’autre des éditions et qui est toujours active dans le milieu, vous partagera quel héritage a-t-elle a gardé de son passage à Drag-moi dans sa carrière.

ANACONDA LA SABROSA

Drag-moi a été une très belle aventure dans mon cas. Cette aventure m’a permis de créer des liens avec d’autres drags qui vivaient le bonheur (et l’enfer) de créer un nouveau numéro chaque semaine en respectant une thématique différente. J’ai appris à connaître d’autres drags avec qui j’allais partager la scène dans un futur proche. J’y ai vécu des joies et des peines. J’ai ri, j’ai pleuré, j’’ai sacré, je suis devenue folle et sereine, Mais le plus important dans mon expérience à Drag-moi est que ça m’a vraiment fait tomber en amour avec la scène et ça m’a aidé à passer à travers une période difficile de ma vie remplie de remises en questions. Drag-moi m’a aussi permis de réaliser (ou concrétiser) mes forces et  mes faiblesses, d’aller plus du côté de la comédie et du théâtre. Le fait d’y avoir participé m’a aidé à me faire connaître par tout un public du Village qui me connaissait peu auparavant (on s’entend qu’avant de faire Drag-moi, j’avais fait 8 spectacles en 2 ans).

KRYSTELA FAME

Pour commencer, mon expérience à drag moi s’amorçait alors que je cumulais déjà 6 mois d’expérience comme drag-queen. Je m’attendais à avoir plus de facilité, ou un quelconque avantage du à cette courte expérience. Mon dieu que j’étais loin de la réalité. Je ne me doutais pas du tout ce qui allait m’attendre! Au départ j’étais très confuse par rapport à mon identité de drag. Lorsqu’on débute, on veut faire ce que l’on aime. En ce qui me concerne, je voulais être belle, bonne et faire des numéros qui restaient dans ma zone de confort, avec lesquels j’étais déjà à l’aise. Drag-moi m’a ouvert les yeux sur ce qu’est vraiment le métier de drag-queen, mais m’a permis de mieux cerner mon personnage et ce que je voulais faire de Krystella Fame. Lors du premier défi, je me souviens avoir vécu un petit moment de désespoir, après avoir entendue des critiques assez dures. Je me suis vraiment demander comment j’allais faire pour passer au travers de 12 semaines comme ça! Suite à ce petit moment de déprime, je me suis dit, pour quelqu’un qui a étudié en théâtre et fait de la scène une bonne partie de ta vie, tu dois simplement saisir l’occasion tout en mettant l’aide qu’on t’offrait à profit. Dès la deuxième semaine, grâce à l’aide de Marla, j’ai expérimenté et monté mon premier numéro comique. Il m’a réconcilié avec tout le processus de Drag-moi. Les commentaires qui ont accompagnés ce numéro m’ont prouvé que j’étais capable de sortir de ma zone de confort, mais en plus, que je pouvais être bonne. Il ne faut vraiment pas avoir peur ni honte d’être dans l’impasse par rapport à un thème ou un numéro et demander l’aide des gens qui sont autour de nous. Une fois qu’on a compris ça, on peut accomplir de grandes choses. Il faut savoir prendre toute l’aide disponible, autant en ce qui me concerne, des juges de mon édition  Rita Baga, Barbada et Marla, que d’autres drag-queens comme ses amis (Miss Butterfly, Destiny, Franky Dee, Kelly Torrielu et ma mère drag, Emma Dejavu). J’ai commencé l’aventure avec une idée préconçue de ce qu’était Drag-moi pour finalement réaliser que je m’étais trompée, ce qui m’a permis de remonter la pente. Ce fut tellement enrichissant. J’ai découvert et fait de merveilleuses choses que jamais je n’aurais essayées. Je crois que cest ça l’essence de Drag-moi: apprendre à mieux se connaître en sortant de sa zone de confort, en cherchant à se surpasser à chaque fois et développer de belles amitiés.  Je suis donc très fière de m’être surpassée et d’avoir participé à Drag-moi. Alors un gros et énorme merci à tout ceux qui ont rendu possible pour moi cette belle évolution et le parcours effectué depuis mon entrée à Drag-moi! Je vous aime xxxxxxxxxxxx

5 faits saillants:

1- Lapremière semaine: le défi des vieilles où j’ai complètement fais ce défi!
2- La semaine Broadway où j’ai performer Cats en duo avec Kelly Torielli, et qui était selon moi, mon meilleur numéro de la saison!
3- La semaine seigneur des anneaux ou nous étions en équipe de 2 et j’ai incarné une evil queen elf avec Petula Claque qui était  la good princess elf. Nos numéros et notre histoire étaient vraiment hot!!

4- le défi année 90 oùj’ai fait mon premier numéro comique duquel j’ai été très fière en parodiant Mariah Carey.

5- La finale où j’ai pu monté un numéro que je rêvais de faire depuis un moment sur la série smash, qui m’a grandement aidé à atteindre la deuxième position, et les éloges que j’ai reçu pour ce dernier de la part des juges ainsi que de Mado.

DARLEEN

Darleen est la seule candidate de Drag-moi issue de la 1ère saison à être encore du métier. Même si elle n’a pas gagné, son cheminement depuis sa graduation n’a cessé de croître. Elle a également fait parti de la saison « Université » durant laquelle d’anciennes candidates de Drag-moi ou des drag-queens cumulant au mimum 1 an d’expérience pouvaient participer. Darleen est la preuve que ce qui était moins ta tasse de thé à l’époque peut devenir ton porte-étandard plus tard. En effet, lors de la semaine pop lors de la 1ère saison de Drag-moi, Darleen a livré ce qu’elle qualifie être son pire numéro à vie sur la chanson Firework de Katy Perry. Ironiquement, aujourd’hui, cette artiste figure parmi ses fétiches… au point de lui avoir consacré un spectacle solo en entier. Darleen souligne des premières éditions de Drag-moi une signature plus classique, notamment dans les défis. Elle tient à rappeler que le concept d’école était beaucoup plus concret à cette période alors que les candidates étaient attendues en début de soirée afin d’avoir des cours privés avec les trois juges/ professeurs Rita Baga (attitude), Tracy Trash (interprétation) et Angel (chorégraphie). Son casting était déjà défini avant de prendre part à l’aventure. Elle savait que Darleen serait une cute girl vintage d’inspiration Broadway. La seule chose qui lui reste aujourd’hui, présente ans toutes les sphères de son alter ego, est l’aspect vintage. Jusqu’à l’édition Université, Darleen roulait beaucoup avec des numéros davantage issu du Broadway. Toutefois, lors de l’édition Unuversité, elle a découvert le plaisir de la pop, ce qui a influencé le reste de son parcours. Ce qui était sur pour Darleen, avant de se lancer dans cette aventure, était sa maîtrise des concepts scéniques. Le plus gros défi qu’elle allait rencontrer était le maquillage. Elle n’aurait jamais pensé qu’elle aurait été capable de raffiner ses techniques avec les années, au point d’être nommé pour la toute première fois dans la catégorie Beauty makeup lors du plus récent gala des drags.

La populaire soirée Drag-moi, propulsée par Marla Deer, a repris du service pour une 8ème édition le 20 septembre dernier. Après deux semaines intenses d'auditions durant lesquelles une vingtaine de recrues ont tenté leur chance, le choix des juges s'est finalement arrêté sur les 9 candidats qui prendront part à l'aventure. Marla a réussi l'exploit… Lire la suite Drag-moi: l’héritage

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Hors série|Gala des drags 2017

La 3e édition du gala des drags s’est déroulée le dimanche 24 septembre dernier conjointement au bar le Cocktail et au Cabaret Mado. Au total, ce sont 22 prix qui ont été décernés. Nouveauté cette année, une académie de 19 membres a été formée. Ce sont ses membres qui ont voté pour la majorité des catégories à l’exception des spectacles de l’année et miss réseaux sociaux (par le public) ainsi que miss personnalité (par les pairs). La soirée s’est amorcée sur le coup de 19h au bar le Cocktail avec le tapis rouge mené par Gisèle Lullaby, également relayé en direct sur Facebook. Près d’une cinquantaine de drags ont foulé le tapis rouge. La soirée s’enchaînait au même endroit avec le début du gala que la légendaire Michel Dorion animait. Finalement, la soirée s’est conclue au Cabaret Mado en compagnie de l’extravgante Rita Baga. Marla Deer, qui menait la course du haut de ses six nominations, est malheureusement repartie bredouille. Elle était suivie de près par Adriana, Celes et Miss Butterfly avec quatre mentions chacune. La grande gagnante de la soirée fut Barbada qui s’est vu recevoir les grands honneurs en décrochant le titre de drag de l’année des mains de la lauréate de l’an dernier, Rainbow. Cette victoire s’inscrit parfaitement dans la continuité pour Barbada puisqu’elle a remporté le titre de Miss Fierté Canada au mois d’avril dernier à l’issu du concours qu’avait mis sur pied Rita Baga. Je vous invite à replonger dans les faits saillants de cette soirée haute en couleurs.

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Le tapis rouge s’est déroulé sur la scène du bar le Cocktail. Gisèle Lullaby a réussit l’exploit de faire défilé l’ensemble du cortège en un peu moins d’une heure. La difficulté à laquelle elle a du faire face cette année était liée au fait que les nommés n’étaient pas connu dans toutes les catégories. Lors de ses interventions, elle a jonglé avec l’information qu’elle avait tout en mettant les tenues des drags en valeur. Gisèle se dit très à l’aise de mener ce genre d’événement puisqu’elle connaît très bien le milieu. Elle sait comment aborder chaque drag-queen selon leur niveau d’aisance, de folie, etc. Ses coups de coeur pour le tapis rouge sont Peggy Sue (de loin en première place) ainsi que Tracy Trash, Ruby Doll, Zinc et Rita Baga. Pour ma part, mon top 5 est composé de Petula Claque, la famille Deer dans son ensemble, Gisèle Lullaby, Barbada et, évidemment pour moi aussi, Peggy Sue.

Michel Dorion a pris le relai en ouvrant la soirée dans un costume à couper le souffle. Elle a voulu rendre hommage à un designer qui à l’époque, en plus de concevoir des costumes pour des personnalités du milieu artistique telle que Mitsou, en fabriquait pour une drag-queen qui faisait l’animation au défunt cabaret L’Entre-Peau. Le costume était une immense robe noire entrecoupée de longues tiges cylindriques qui se recoupaient sur la tête en guise de couvre-chef. Sa robe lui a toutefois occasionnée certaines diffcultés dans ses déplacements, rendant son animation plutôt statique. Heureusement, des artistes énergiques ont su mettre de la vie dans cette première soirée. Je salue cette année une majorité de numéros livrés par des drag-queens dans un gala qui salue leur talent. Ainsi, Chouchoune a offert une performance live d’une chanson de Mika, Krystela Fame s’est attaquée à Christina Aguilera alors que Sasha a misé sur un medley de Rihanna. La première partie du gala s’est conclue avec la prestation de la très talentueuse Sylvie Desgroseillers. Les prix qui ont été remis au Cocktail étaient lip sync (Franky Dee), makeup beauté (Petula Claque), coiffeur (Joshua Belair), petite truie (Miss Butterfly), miss personnalité (ex aequo: Destiny & LaDrag On-Fly), découvrte (Petula Claque), drag de l’extérieur (Adriana), numéro solo (Miss Butterfly), spectacle de l’année au Cocktail (Michel Dorion – Le Cocktail live), originalité (Phoenix Vyxen) et l’hommage remis à Mado Lamotte qui soulignait cette année ses 30 ans de carrière. Il s’agissait pour cette dernière de son tout premier prix. Les grandes gagnantes de cette première partie sont Petula Claque et Miss Butterfly. Petula Claque se dit honorer de ses distinctions. Elle ne s’attendait toutefois pas à recevoir plus d’un prix. Celui qu’elle convoitait le plus était révélation. Une catégorie qui s’est révélée corsée puisqu’elle comportait le plus grand nombre de nommés avec un total de 17 drags. Ces deux victoires arrivent à point puisque Petula célèbre cette automne sa première année en tant que drag. Elle avoue que ces deux trophées mettent une certaine pression pour la suite des choses. Pour sa part, Érica, à l’aube de sa retraite, se dit déçue de ne pas avoir remporté le prix du spectacle de l’année au Cocktail pour Diva & some other songs. Elle avait remporté ce prix en 2015 pour un premier spectacle consacré à Annie Lennox. Cette victoire aurait bien bouclé la boucle. Elle garde néanmoins le moral et prévoit conclure sa carrière dans le cadre d’un dernier week-end où elle y performerait quatre chansons issues de son répertoire à la manière d’un best of afin de marquer ses 20 ans dans le métier. En terminant sur cette première partie, Justin Sanity marque à nouveau une première. En effet, après avoir été le premier drag-king officiellement embauché au Cabaret Mado, il devient le premier drag-king à décrocher une nomination au gala des drags. Il se dit surpris de cette nomination. Il est resté amer de sa performance lors de son audition à Drag-moi, le contraignant de se faire valoir de nouveau ce mercredi. Autant cet épisode a miné son moral que cette nomination lui donne l’adrénaline nécessaire pour mercredi.

La seconde partie du gala s’est enchaînée dans une ambiance plus festive au Cabaret Mado avec Rita Baga à l’animation. À l’instar du Coktail où les prix sont déposé sur un tabouret devant le micro, les prix au Cabaret Mado sont remis par une personnalité telle un Vanna White comme s’amuse à le dire Rita Baga. Cette année, cette tâche fut assurée par la ravissante Annie-Soleil Proteau de l’émission Salut, bonjour week-end à TVA. Animatrice de formation, Annie-Soleil avait une belle répartie et a su bien réagir à toutes les situations. Annie-Soleil n’est pas étrangère au milieu des drag-queens. Son père l’emmenait voir Michel Dorion lorsqu’elle était jeune. Elle dit que si elle avait été un garçon, elle aurait adoré faire ce métier. Je lui ai demandé si elle était « game » de le faire en tant que fille. Elle m’a répondu que oui. La paillette, ça lui parle. Elle ferait soit Britney Spears ou Tina Turner. Malgré le fait que cette portion du gala se voulait plus décontractée, Nana de Grèce a livré un message de remerciement des plus poignant. Vraisemblablement aspirée dans une spirale plutôt difficile dans sa vie privée, Nana s’était fait plus rare ces derniers temps tant sur la scène du Cabaret Mado que du bar le Cocktail. En recevant son prix, l’émotion l’a prise d’amblée. Elle recevait le prix de la petite comique mais la tournure du discours n’était pas dans les mêmes eaux. Le public a spontannément scandé son nom en guise de support. Nana a finalement livré son discours teinté de nostalgie, mais rempli de reconnaissance, dans lequel elle avouait que le scène était sa place. Elle nous faisait une promesse que nous la reverrions plus souvent. Son statut récent sur Facebook faisait état du retour des nanettes sur une base plus règulière avec une nouvelle équipe. Parmi les autres autres lauréts de la soirée pour cette portion du gala, il y avait Kitana (party animal), Rita Baga (maquillage polyvalent… Remis des mains de son amoureux), Marc-André Caron (danseur), Pascal Guilbault (designer/ costumier), Miss Daniels Vyxen (prix citron), Marco Boudreau (le 2e rôle), Peach (évolution), Rainbow (miss réseaux sociaux), Adriana (numéro de production), Celes (spectacle de l’année au Cabaret Mado pour une 2e année consécutive pour son spectacle consacré à Sia) et Barbada (drag de l’année). En performance, nous avons eu droit à des numéros de Kelly Torrieli, Jimmy Moore, Miss Daniels Vyxen, Rainbow et, à la demande du public, le numéro non prévu de Celes tiré de son spectacle lauréat du spectacle de l’année au Cabaret Mado.

Bref, le gala était bien ficelé, dans les temps avec des performances impeccables. En tant que fille de party, Annie-Soleil trouvait que le gala répondait à ses attentes et qu’elle n’y changerait rien. Les remerciements étaient parfaitement dosés entre humour, folie et émotion. Il y avait dans les nominations une belle place à la diversité, non seulement avec la présence d’un drag-king, mais aussi avec  un nombre important de citations pour des drags essentiellement issues du milieu underground telles que Anaconda La Sabrosa, Connie Lingua et Uma Ghad. À noter que cette dernière a décrocher trois mentions. Anaconda croit que cette notoriété est due en partie au concours MX Fierté Canada Pride qui a ouvert la voie à ces artistes. Elle avoue que ces nominations sont de belles surprises et elle espère que le gala continuera de saluer la différence. Elle vous invite d’ailleurs à la diffusion live de la série Dragula, une sorte de RuPaul’s drag race underground qui fait cette année le saut de Youtube à Out.Tv. La diffusion sera tous les mardis soir au Cléôpatre en compagnie de la House of Laureen. Pour voir vos artistes performer, un seul moyen: aller les voir en live. N’oubliez pas de les suivre sur les réseaux sociaux… À ce props, Rainbow démarre une nouvelle chaîne Youtube dès la semaine prochaine!!

La 3e édition du gala des drags s'est déroulée le dimanche 24 septembre dernier conjointement au bar le Cocktail et au Cabaret Mado. Au total, ce sont 22 prix qui ont été décernés. Nouveauté cette année, une académie de 19 membres a été formée. Ce sont ses membres qui ont voté pour la majorité des catégories… Lire la suite Hors série|Gala des drags 2017

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Les débuts dans le métier avec trois de mes coups de coeur de MX Fierté Canada Pride

Comme chaque personne est unique, il est utopique de penser qu’avec cet article, j’ai la prétention de déternir la vérité aboslue. Je m’intéresse véritablement au métier de drag-queen et je le respecte à titre d’art de la scène. Depuis les dernières années, il y a un foisonnement de l’offre. Pour un jeune artiste qui émerge et qui cherche à s’exprimer, comme le souligne Adriana, il doit véritablement se poser la question à savoir s’il a quelque chose de plus à apporter à cet art. Dans cet optique, chaque parcours devient intéressant. Un artiste de la notoriété de Michel Dorion, Nana de Grèce, Rita Baga, Tracy Trash, Miss Butterfly, Barbada et autres drag-queens de cet acabit n’est pas issu d’un moule duquel résulte des artistes préfabriqués. Il y a eu l’étincelle, comme un appel artistique, puis les années ont façonnées le personnage, le style et ce dont on cherche à défendre comme personnalité. Le coucours mis sur pied par Rita Baga, MX Fierté Canada Pride, a été le bassin d’une variété d’artistes de tous les horizons. C’est à travers ce concours que j’ai découvert une nouvelle génération d’artistes inspirée et inspirante. C’est donc avec trois de mes coups de coeur issu de ce concours, Adriana, Krystela Fame et Ruby Doll, que j’ai voulu aborder les motifs qui poussent une drag-queen à joindre le métier.

Avant de m’intéresser à ce sujet, je croyais que les drag-queens avaient pour la plupart un bagage scénique derrière elle. Hors, parmi nos trois protagonistes, seule Krystela a véritablement une expérience concrète alors qu’elle cumule des annés d’expériences tant en théâtre qu’en chant. Toutefois, l’art s’exprime sous différentes formes. Le métier premier de Ruby Doll se situe en couture. Il y a dans ce domaine une expertise qui lui permet d’aborder le métier de drag-queen autrement. Pour Ruby, il est important que ce qu’elle offre lors d’une prestation soit une conception complète car sa vision du métier de drag-queen se rattache à l’artisanat, donc qui est fait à la main. On peut donc en déduire que ce qui jalonne sa proposition comme artiste relève de cet aspect. Elle place l’esthétisme avant tout, ce qu’elle cherche à projeter.

Lorsqu’on reste collé ce ce qui se fait couramment, on finit par ne plus s’y retrouver. C’est ce qui est arrivé à Adriana. Après avoir dansé pour plusieurs drag-queens au bar Le Drague de Québec, Adriana a finit par développer ses propres idées. Malheureusement, celles-ci semblaient incomprises par ses collègues car elles ne correspondaient pas à leur style. Dans le cadre d’un projet au collège, Adriana avait mandaté sa future mère drag, Stivy, afin de lui faire un maquillage. Il y eût une révélation à ce moment pour Adriana qui s’est aperçu que son visage en femme lui offrait une perspective différente. C’est à ce moment que s’est entamé son processus créatif alors qu’elle s’est mise à mixer ses concepts à sa nouvelle allure.

Ce qui unit Adriana, Krystela et Ruby est certainement que leur début de carrière comme drag-queen a débuté parcequ’elles fréquentaient les bar. Krystela a opté à un certain moment dans sa vie pour une réorientation de carrière qui l’a considérablement éloignée de la scène. Lorsqu’elle est arrivé à Montréal, elle s’est trouvé des emplois dans des bars et des restaurants. C’est lorsqu’elle fut engagée au Sky qu’elle fit la connaissance notamment de sa future mère drag, Emma Dejavu, Miss Butterfly, Franky Dee, Destiny et autres. En les côtoyant sur une base régulière, l’idée d’essayer le métier de drag-queen lui a traverser l’esprit sans jamais véritablement se concrétiser jusqu’à ce que l’appel de la scène ne face écho. C’est alors que s’est présenté le concours Miss Cocktail à l’hiver 2016 pour lequel est fut grandement appuyée par sa collègue et amie Emma Dejavu. Ce ne fut pas nécessairement l’expérience à laquelle elle s’attendait. Néanmoins, elle eut beaucoup de soutient de ses consoeurs qu’elle a rencontré au Sky qui l’a mené jusqu’à Drag-moi l’automne suivant. Lorsque Ruby vivait en France, elle se travestissait. C’est un héritage qu’elle a conservé au moment de déveloper son alter ego alors qu’elle était employée au Unity. Ce n’est que lors de son passage à Drag-moi que son personnage s’est véritablement défini. Elle y a découvert son style. Pour sa part, Adriana est issue d’une famille très religieuse. Il faut dire qu’elle est originaire de la Colombie. Il y avait tout un défi qui l’attendait ici, au-delà sa carrière comme drag-queen. C’est lorsqu’elle fréquentait le bar Le Drague qu’elle s’est fait ses premiers contacts pour être danseuse. L’illumination pour le métier lui est néanmoins venu dès qu’elle est entré dans les loges pour la première fois et qu’elle a pu y découvrir l’enver du décors. C’est comme si, tout d’un coup, elle voyait toutes les facettes artistiques du métier qui était très loin du peu qu’elle connaisait et qu’on lui lui avait présenté comme étant beaucoup plus trash.

Bref, je crois que peu importe le milieu duquel la drag-queen provient ou les raisons qui la motivent à excercer ce métier, il ne faut jamais oublier que faire la différence est la clé. Adriana le souligne très bien  » Il y a beaucoup d’artistes dans le milieu et beaucoup de choses ont déjà été faites, donc il est très difficile de se faire remarquer « . J’ai la conviction que lorsqu’une personnage prend la décision de plonger dans ce mérier, elle le fait pour les bonnes raisons. C’est un domaine qui demande une telle part d’investissement qu’on y repense à deux fois avant d’y aller. La proposition artistique actuelle dans le milieu est particulièrement riche. Si ces artistes foulent encore les planches aujourd’hui, c’est qu’ils ont quelque chose à vous offrir et il n’y a rien comme aller sur place pour l’apprécier. À ce propos, Adriana sera du spectacle Drag superstar animé par Rita Baga et Barbada le jeudi 17 août au parc des Faubourgs alors que Krystela Fame sera du spectacle Illusions orchestré par Michel Dorion le samedi 19 août au même endroit dans le cadre de Fierté Canada 2017.

Comme chaque personne est unique, il est utopique de penser qu'avec cet article, j'ai la prétention de déternir la vérité aboslue. Je m'intéresse véritablement au métier de drag-queen et je le respecte à titre d'art de la scène. Depuis les dernières années, il y a un foisonnement de l'offre. Pour un jeune artiste qui émerge… Lire la suite Les débuts dans le métier avec trois de mes coups de coeur de MX Fierté Canada Pride

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Hors série | Mado Lamotte: 15ème anniversaite du Cabaret Mado

Figure de proue du village gai de Montréal depuis son ouverture le 2 mai 2002, le Cabaret Mado ne cesse de s’imposer comme un lieu incontournable où sortir. La reine des nuits de Montréal, Mado Lamotte, qui cumulera cette année 30 ans de carrière, a su au fil des ans adapter l’approche des soirées offertes dans son enceinte, permettant au public de renouveler son expérience. En cette période de célébration, j’ai voulu à ma manière rendre hommage à ce lieu devenu culte. J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec Mado dans le chaleureux atmosphère du café De farine et d’eau fraîche et ainsi replonger avec elle dans ses souvenirs pour votre plus grand plaisir. Voici le compte-rendu de notre entretient qui relate les 15 dernières années de son cabaret

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La naissance du cabaret remonte à l’époque où Mado travaillait au complexe Sky. Les soirées qui faisaient les beaux jour de l’endroit n’étaient plus ce qu’elles étaient. Un soir, des hommes d’affaires l’ont approché pour investir dans un local laissé à l’abandon où jadis s’érigeait le bar qui l’a vu naître, le Cabaret L’Entre-Peau. Mado s’est laissé convaincre grâce à l’expérience relative au monde de la nuit que cumulait le trio d’entrepeneurs issue notamment du Bal en blanc, du Unity et du Sky. Ce cumul d’expertises a sécurisé Mado. Dès le début du projet, Mado savait qu’elle allait être davantage responsable du volet artistique de l’établissement. Au début, les concepts étaient en constante évolution, le temps de trouver ce qui allait bien fonctionner. Plusieurs thématiques de soirées ont du être revues alors que d’autres n’auront pas survécues.

Cette approche a jalloner toutes ces années en demeurant à l’affut des nouvelles tendances. Cela a permis au cabaret de se distinguer. Au départ, Mado était plus en symbiose avec son cabaret, comme une mère à son enfant, très protectectrice. Comme le cabaret porte son nom, c’est son image qui est continuellement en jeu. Il a fallu quelques temps avant qu’elle s’ouvre aux suggestions de son entourage issu de sa garde rapprochée. Mado prône l’idée selon laquelle lorsque nous sommes bien dans une maison, un endroit que tu aimes, tu cherches continuellement à renouveler ton confort. Elle a toujours appliqué cette mentalité.

Le fait de s’aclimater permet de varier son auditioire. Une formule gagante peur se décliner sous différentes formes. C’est ce qui permet la diversité dans les soirés qui sont présentées au Cabaret Mado. On cherche à offrir le meilleur pour chaque public. Mado s’est toujours assuré que toutes les soirées soient meublées. Après une diminution du nombre de drag-queens a présenté un spectacle original, les soirées du mercredi et du jeudi se sont retrouvées à certaines occasions sans rien. Pour y remédier, les soirées de financement ont été mises sur pied il y a près de 5 ans. Il s’agit d’une bonne occasion pour des drag-queens de la relève d’avoir une apportunité supplémentaire de performer alors que les soirées les plus prisées sont difficiles à obtenir en raison de la trop grande demande par rapport à l’offre. Le mois de mai sera l’occasion de renouveler avec la belle époque avec pas moins de 15 spectacles thématiques liés aux célébrations dont le spectacle XXelles présenté à l’origine au bar Le Drague de Québec, la lecture publique de la 2e saison de Le coeur à ses raisons, Stars – la nuit des sosies éditions spéciale icônes LGBTQ au profit de Fierté Montréal, Mado chante Dalida avec Sqeegee Nicky au piano, Gisèle Lullaby présente Hors la loi de Lady Gaga ainsi que le traditionnel roast de Mado orchestré par Marla Deer. La liste complète des célébrations se trouve à la fin de cet article.

Malgré ce déferlement d’offres pour le mois de mai, Mado demeure consciente que le public a grandement évolué dans sa manière de consommer un spectacle. Les drag-queens ne font pas exception afin de s’ajuster à la manière dont elles doivent désormais travailler leur numéro afin de garder le public avec elle du début à la fin. Comme Mado célèbrera ses noces de perle avec son public, elle est consciente de ce qu’il désire. Elle sait qu’une drag-queen doit faire attention entre ce qu’elle aime versus une performance. Parfois, un numéro orienté vers des intérêts trop personnels rend le numéro trop introspectif et le public se sent délaissé. Un numéro se décline sous trois phases: l’arrivée, le milieu et la finale. De la même manière qu’un réalisateur cherche à garder son spectateur jusqu’à la fin de son film, le drag-queen doit, grâce à son numéro, tenir le spectateur en haleine.

Le métier de drag-queen est un métier de charme. Elle est ravi de voir que de nos jours, la relève s’impose d’elle-même et que ce charme semble inné chez elle. C’est à Mado par la suite d’aller puiser dans leurs forces afin d’équilibrer ses soirées. Elle cherche à offrir de la diversité au public. Lors d’un spectacle, d’une drag à l’autre, il y a une variation, ce qui permet d’imposer un rythme à la soirée. Cela crée un équilibre, permettant ainsi de mettre de l’avant le meilleur de chacune d’entre elle.
Au final, ce qui est à ratenir, c’est que le Cabaret Mado ne repose pas seulement sur son égérie. Au contraire, il est l’effervescence d’artistes aux idées et aux genres variés qui en font sa richesse. Tout est plus facile lorsqu’on est solidaire. Le métier de drag-queens est un travail d’équipe. Mado se plaît à être la maman de son cabaret. Elle cherche du mieux qu’elle peut à donner la chance à toutes de se faire valoir. Le cabaret reflète un univers de rêve dans lequel le public a envi d’embarquer. Chaque drag-queen y a son rôle car elle est unique, avec son style propre.

Célébrations du 15 anniversaire du Cabaret Mado –

Mardi 2 mai: Thème – Studio 54

Mercredi 3 mai: Issue de la 7e saison de RuPaul’s drag race, Courtney Act s’amène à Montréal pour y présenter son spectacle The girl from Oz.

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Jeudi 4 mai: Spectacle officiel du 15ème anniversaire du Cabaret Mado animé par Mado avec Nana, Rita Baga, Marla Deer, Tracy Trash, Gisele Lullaby, Peggy Sue, Kitana, Phoenix, LaDrag On-Fly, Manny, Sandy Hart, Kelly Torrieli, Celes, Anaconda La Sabrosa et Peach.

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Mardi 9 mai: Thème – Mortal kombat: mères vs filles

Mercredi 10 mai: De Québec, l’opulent spectacle XXelles avec Gabry Elle, Stivy et Zayra.

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Jeudi 11 mai: Mado chante Dalida, accompagnée sur scène de Squeegie Nicky au piano.

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Mardi 16 mai: Thème – The voice

Mercredi 17 mai: Présenté pour la 1e fois au Monument National dans le cadre du Zoofest et relancé en clôture de la fête Arc-en-ciel de Québec, Stars – La nuit des sosies récidive dans une version spéciale icônes LGBTQ avec à l’animation Rita Baga en Adèle accompagnée sur scène de Phoenix, Michel Dorion, Sasha Baga, Peggy Sue et Kitana.

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Jeudi 18 mai: Barbada reprend pour une nouvelle fois son rôle d’hôtesse au Hot mess dont cette année sera l’édition internationale.

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Mardi 23 mai: Thème – Le show des finales

Mercredi 24 mai: Mado Lamotte goûte à sa propre médecine avec le traditionnel roast, ici conconté par Marla Deer pour les 30 ans de carrière de la reine des nuits de Montréal.

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Jeudi 25 mai: Gisele Lullaby récidive avec un spectacle dédié à son idole – Hors la loi de Lady Gaga.

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Dimanche 28 mai: Pause de Bagalicious pour un spécial Bonne fête Rita Baga manigancé par Marla Deer avec artistes surprises.

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Mardi 30 mai: Thème: C’ta qui le tour?

Mercredi 31 mai: Lecture publique de la 2e saison de Le coeur à ses raisons d’après l’adaptation de Marla Deer avec dans les rôles principaux Franky Dee, Gisele Lullaby, Marla Deer, Tracy Trash et Mado Lamotte.

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Figure de proue du village gai de Montréal depuis son ouverture le 2 mai 2002, le Cabaret Mado ne cesse de s'imposer comme un lieu incontournable où sortir. La reine des nuits de Montréal, Mado Lamotte, qui cumulera cette année 30 ans de carrière, a su au fil des ans adapter l'approche des soirées offertes… Lire la suite Hors série | Mado Lamotte: 15ème anniversaite du Cabaret Mado

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Hors série | Érica: une dernière fois

Dans le cadre d’un spectacle intimiste présenté le samedi 29 avril au bar Le Cocktail, Érica s’est livré à un dernier spectacle avant une pause d’une durée indéterminée. Le spectacle était la supplémentaire de Divas and some other songs d’Annie Lennox qu’elle avait présenté une première fois au mois d’octobre dernier au même endroit. En raison de problèmes techniques, le résultat n’était pas aussi concluant que ce qui avait été anticipé. La version présentée hier était celle revue et corrigée. À l’aube de cette pause, Érica m’a permis une incursion dans les coulisses de cette production empreinte de nostalgie et d’émotions. Je vous invite à revivre avec moi ce dernier tour de piste en compagnie d’Érica et de son complice des quinze dernières années, son grand ami Dan.

Plaçons d’abord le spectacle dans son contexte. En fait, Divas fait référence à l’album du même nom de la chanteuse Annie Lennox. Il s’agit l’album le plus important de sa carrière solo en tant qu’auteurs-compositrice-interprète. L’intitulé and some other songs fait écho aux grandes chansons d’Annie Lennox figurant sur ses autres albums. Comme il ne s’agissait pas d’un spectacle où l’on y retrouvait que les grands succès de l’artiste, il fallait trouver une façon de garder le public accroché à la proposition. Pour y arriver, Érica sait qu’il n’y a rien comme un travail d’équipe. Elle a su bien s’entourer.

Le spectacle a été pensé en fonction de créer des images fortes pour supporter les chanson grâce à l’enrobage composé des costumes, de l’éclairage et du décor. Le tout, dans l’intérêt de susciter des émotions chez le spectateur. Il y avait une montée émotive dans le choix de chansons. Érica a misé gros pour les effets techniques. Les effets de lumière apportaient beaucoup à la composition du spectacle, devenant indisosiable de chaque chanson.

Le spectacle a été articulé autour de la force d’Érica, c’est-à-dire son soucis du détail, sa minutie et sa manière d’être à point. Ce spectacle culminait de belle façon sur tout ce qu’on aime d’Érica. Comme disait Dan, le complice d’Érica, il s’agit « d’un gros point d’exclammation à la fin d’un livre ». L’épisode d’hier soir couronnait tout l’apprentissage de près 20 ans carrière. C’était un spectacle mure et digne de toute grande production, à l’image de la diva qu’elle incarnait.

L’univers qui fut mis en scène hier n’aurait jamais été tel sans l’apport incroyable de Dan. Il est non seulement un fan incontesté d’Annie Lennox, mais il l’est surtout de son ami de longue date. La confiance qui règne entre les deux artistes est palpable. Leur savoir-faire aura parmis de faire cheminer le concept encore plus loin, de leur première collaboration sur le premier spectacle d’Érica consacré à Annie Lennox en 2014 jusqu’à celui-ci. Dans un contexte aussi intime entre deux collaborateurs, à l’aube d’une longue pause, il faut avouer que la journée d’hier était particulièrement émotive.

En tant que public, on ne connaît qu’Érica comme artiste. L’homme derrière le personnage, après avoir mené un train de vie assez intense ces dernières années, a intérêt à retrouver davantage sa place dans leur vie de tous les jours. Cette pause saura nous dire avec le temps lequel des deux partis aura su en bénificer. Ce que je peux souligner de la profilique carrière d’Érica est sa rigueur artisitique. Je tiens à la remercier pour son temps et son dévouement. Cet article témoigne d’une 5e collaboration d’Érica à mon blog. Merci pour ton temps et ces beaux moments offerts, notamment hier, pour ta dernière, mais aussi cette rencontre merveilleuse avec la comédienne Joelle Lanctôt alias Mary Poppins.

Dans le cadre d'un spectacle intimiste présenté le samedi 29 avril au bar Le Cocktail, Érica s'est livré à un dernier spectacle avant une pause d'une durée indéterminée. Le spectacle était la supplémentaire de Divas and some other songs d'Annie Lennox qu'elle avait présenté une première fois au mois d'octobre dernier au même endroit. En… Lire la suite Hors série | Érica: une dernière fois

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Les défis liés à la « différence »

Le débat autour des trolls a enflammé l’actualité ces dernières semaines. On mettait de l’avant les commentaires disgracieux que ceux-ci pouvaient loger à l’endroit de la gente féminine sur une variété de propos tels que le poid, la beauté, l’origine ethnique et j’en passe. Évoluer devant les caméras n’est pas facile. Hommes et femmes sont confrontés à la pression qu’impose le monde médiatique. À l’ère des médias sociaux, lorsqu’on est moindrement différent de ce que la « norme » impose, on se ne gêne plus pour nous le faire savoir. Il est évident que chaque individu qui accepte de se tailler une place dans ce milieu connaît son casting et a accepté sa condition si la manière dont il se présente n’est pas dans la dite norme. Malgré un milieu prônant l’acceptation, la communauté LGBTQ se révèle elle aussi très sévère avec elle-même. Ainsi, elle devient vicitime de ses stéréotypes. Elle attend de ses représentants les mêmes standards idéalisés. Le milieu des drag-queens devient donc, dans cette optique, le reflet à petite échelle du monde médiatique au sein de cette communauté. Certaines drag-queens sont « différentes » si on les compare à la majorité. Cela impose malgré elles des défis artistiques intimement liés à leur « différence » propre. Trois drag-queens ont accepté de partager leur expérience face à ce qu’elles vivent: Barbada, une drag-queen ethnique, Gabry Elle, une drag-queen taille forte, ainsi que Velma Jones, une femme qui joue la femme dans un milieu d’hommes.

Gabry Elle le souligne d’entrée de jeu, dès qu’elle a joint le milieu des drag-queens, elle connaissait son casting. Elle a étudié en comédie musicale à Toronto. Le premier rôle qu’elle a eu a été le personnage d’Edna Turnblad, la mère du personnage principal dans Hairspray. Depuis sa première incarnation au grand par Divine, le personnage à toujours été représenté dans ses diverse adaptations avec des rondeurs. Sa carrière de drag-queen est d’ailleurs né en marge de cette production puisqu’elle devait se transformer en femme à tous les soirs. Cela lui a permis dès ses premières performances d’apprivoiser son corps. Quand ton premier rôle t’impose de défendre un personnage en chair, tu ne peux plus te permettre de douter de toi-même. Barbada a connu un début de carrière similaire. Au cours de la compétition Star search, elle a eu l’occasion de côtoyer une panoplie d’artistes du monde la nuit. Elle savait qu’en se lançant dans ce milieu, elle ne représenterait pas une majorité. Elle ne s’est toutefois jamais arrêté à son origine ethnique dans ses choix de numéros. Chacune d’entre elle a su utiliser sa « différence » comme un atout. Barbada est une artiste curieuse qui essaie de connaître un produit au-delà de sa version la plus connue. Par exemple, lorsqu’elle s’attaque à la chanson Vogue de Madonna, elle sait que même si l’artiste n’est pas de sa nationalité, la chanson en question fait référence au voguing qui est né de la communauté noire et latine dans les années 1970s à New-York. Elle se rapporte donc au propos pour s’approprier la chanson. Certains vont plus loin que l’ethnie parfois chez un artiste, quelle que soit son art d’expression, en dénonçant l’appropriation culturel par cet artiste. Barbada défend l’idée selon laquelle il faut plutôt le voir comme un hommage. C’est exactement ce que Madonna a fait en chantant Vogue. Parfois, par ignorance, les gens sombrent dans les préjugés.

Ces préjugés, Gabry Elle en est témoin continuellement. Elle sait ce que le fait d’avoir des rondeur évoque à première vue. Elle essaie donc de les contourner en proposant des numéros qui surprennent. Elle se connaît très bien. Elle sait que sa forme lui permet d’orchestré des chorégraphies surprenantes. Elle utilise d’ailleurs sa tribune pour dénoncer. Elle a offert dernièrement un spectacle intitulé XXelles dans lequel elle partage la scène avec deux consoeurs aux mêmes attributs. Le spectateur qui décide de se présenter au spectacle accepte la proposition, il ne peut pas passer toute la durée du spectacle à surfer sur des préjugés. Là où les préjugés peuvent être parfois plus difficiles à contourner est lorsqu’on est une femme drag-queen. Le phénomène est relativement nouveau, même si la première représentante du mouvement est Mimi Fontaine qui a gagné il y a 7 ans la première édition de Drag-moi. Les précédents sont peu nombreux, tant pour le milieu que pour les spectateurs. La pression devient alors assez imposante pour une drag-queen femme. Velma Jones, la plus récente gagnante de Drag-moi, doit composer quotidiennement avec cette réalité. Il faut dire que l’augmentation du nombre de drag-queens qui se révèlent comme transexuelle aident à la cause. Néanmoins, en tant que femme, Velma ne peut pas aborder son personnage comme un homme aborderait le sien. Si on se réfère au début de l’article, les gens ont des préjugés naturellemenf face aux femmes. Si le personnage de Velma Jones se rapportait trop à ses préjugés, elle donnerait l’impression de ne pas jouer de personnage. Pour une femme, jouer une femme est très confrontant sur sa condition en tant que femme. Comme le dit le personnage qu’interprète Philippe-Audrey Larrue-St-Jacques dans la série Like-moi, « être une femme, c’est un métier d’hommes. »

Malheureusement, c’est un raisonnement qui semble faire écho chez plusieurs personnes. On ne prend pas toujours la drag-queen femme pour sa valeur artistique. Cela provoque à certains égards une croissance moins rapide dans le milieu. Il faut travailler un peu plus fort pour obtenir des résultats similaires. En même temps, Velma aime jongler avec ce challenge. Comme pour n’importe quel autre drag-queen, s’émanciper dans cet art de la scène est toujours lié à quelque chose de personnel. Ici, Velma Jones cherche à renouer avec sa féminité. Dans la vie de tous les jours, elle est adopte un comportement typiquement plus masculin. À l’instar de Barbada, qui sait que grâce à son casting certaines portes se sont ouvertes pour elle (le spectacle des Spice girls par exemple) que d’autres n’auraient pas eues, Velma Jones n’a pas cette ouverture. Être une femme n’ajoute pas de corde à son arc. Au contraire, elle doit jouer avec l’ambiguïté sur son sexe lorsqu’elle performe. Elle doit en quelque sorte transformer son art pour le convertir en une forme de jeu sous-jacent avec le public.

Cela étant dit, chacune s’amuse avec ce qu’elles sont en allant dans les excès. Dans une société prônant l’ouverture, il faut d’abord la faire transiger par soi. Il faut avoir la confiance nécessaire et faire preuve d’audace. Le public sait se laisser surprendre. Il faut plutôt le prendre comme un atout. Ces trois drag-queens ne représentent qu’un petit échantillonnage par rapport à une multitude de différences. Nous sommes tous unique. Au final, on ne plaira jamais à tout le monde, alors pourquoi ne pas se plaire à soi-même?

Barbada anime une fois par mois Drôles de drags au bar Le Cocktail.
Elle anime également une fois par mois au bar Le Drague de Québec la soirée #tbt
Elle sera de la distribution du spectacle des Spice girls en supplémentaire le jeudi 13 avril au Cabaret Mado
Elle est actuellement sur les couvertures des magazines Fugues er Voir pour faire la promotion du docu-réalité Ils de jour, elles de nuit diffusé sur ICI ARTV et relayé en direct au bar Le Cocktail

Gabry Elle est directrice artistique au bar Le Drague de Québec
Elle y anime le Quiz de la grosse tous les lundis
Elle coamime avec Lady Boom Boom tous les dimanches soir Diva-Nation
Elle est également en vedette dans Ils de jour, elles de nuit

Le débat autour des trolls a enflammé l'actualité ces dernières semaines. On mettait de l'avant les commentaires disgracieux que ceux-ci pouvaient loger à l'endroit de la gente féminine sur une variété de propos tels que le poid, la beauté, l'origine ethnique et j'en passe. Évoluer devant les caméras n'est pas facile. Hommes et femmes sont… Lire la suite Les défis liés à la « différence »